Simandou Au delà de lapsus, un tournant historique
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Simandou Au delà de lapsus, un tournant historique

Alors que la Guinée célèbre un moment historique avec le lancement du premier convoi maritime du projet Simandou, une polémique inattendue secoue les réseaux sociaux. En cause : une erreur de prononciation du ministre Djiba Diakité, survenue lors de la cérémonie officielle. Une séquence devenue virale, détournée et moquée, reléguant au second plan l’importance stratégique de l’événement.

Simandou Au delà de lapsus, un tournant historique

Pourtant, derrière ce lapsus se cache un homme de l’ombre, un bâtisseur. Djiba Diakité n’est pas un animateur de télévision, mais le président du comité stratégique du projet Simandou, l’un des chantiers miniers et infrastructurels les plus ambitieux de l’histoire guinéenne. Son rôle : coordonner, négocier, piloter. En somme, faire avancer un projet que la Guinée attend depuis plus de deux décennies.

La virulence des critiques soulève une question plus large : depuis quand l’éloquence est-elle devenue le critère absolu de compétence en Afrique ? Faut-il rappeler que les architectes du développement chinois, les stratèges du Golfe ou les industriels européens n’étaient pas des orateurs charismatiques, mais des techniciens exigeants, des travailleurs silencieux ?

Le lancement du premier bateau de Simandou marque une étape décisive dans la valorisation des ressources guinéennes. Il symbolise une volonté politique affirmée, portée par le président Mamadi Doumbouya, de transformer les potentialités du pays en leviers de développement concret.

Critiquer est légitime. Surveiller, nécessaire. Mais réduire un acteur clé du progrès national à une simple faute de langue, c’est choisir la dérision au détriment de l’ambition. La Guinée a besoin de débats de fond, pas de distractions superficielles. Elle a besoin de bâtisseurs, pas de commentateurs stériles.

Sana Sylla