Culture : le MCTA forme 38 cadres à la collecte et à l’analyse des données statistiques
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Culture : le MCTA forme 38 cadres à la collecte et à l’analyse des données statistiques

Le Centre national de perfectionnement à la gestion (CNPG), à Donka, accueille depuis ce jeudi un atelier de trois jours consacré aux données statistiques du secteur culturel. Trente-huit cadres des services techniques du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (MCTA) y participent. La session est portée par le Programme cadre d’appui au secteur de la Culture (PASSEC). Elle doit améliorer la façon dont le ministère produit, collecte et diffuse ses chiffres.

Au nom du ministre Moussa Moïse Sylla, Aboubacar Sidiki Condé, directeur national de la Culture et du patrimoine historique, a présidé l’ouverture. Il a rappelé que, selon les orientations du président de la République, Mamadi Doumbouya, la culture est aujourd’hui un secteur porteur de croissance, au-delà de son rôle de ciment national. Il a ajouté que la culture et le tourisme forment le deuxième pilier du programme Simandou 2040.

Pour prouver cet apport, les services techniques sont invités à mieux harmoniser les informations remontées : événements culturels, fréquentation des musées et des bibliothèques, résultats des sites touristiques. Le ministère vise la publication régulière de bulletins trimestriels et d’un annuaire statistique, afin d’éclairer les décisions des autorités.

Directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement (BSD) du ministère, Mohammadou Sylla voit dans cette démarche un double intérêt. Il s’agit d’abord de mesurer le poids du secteur dans l’économie. « Il faut former les agents à la collecte de données fiables », a-t-il souligné, pour apprécier la part du département dans la formation du PIB national. Il s’agit ensuite de donner aux décideurs des indicateurs solides pour piloter le ministère.

Le DGA du BSD voit dans cet atelier un « bon début », qui devra être suivi d’autres actions. Lui comme les autorités du ministère appellent les relais territoriaux, c’est-à-dire les inspecteurs régionaux, les directeurs préfectoraux et les directions générales, à s’impliquer. L’objectif est d’installer durablement la culture de la donnée en Guinée.