La junte au pouvoir en Guinée a ordonné jeudi aux procureurs d’intenter une action en justice contre l’ancien président Alpha Condé.
Les poursuites contre Condé ainsi que d’autres responsables et ex-ministres, incluent des faits présumés de « corruption, enrichissement illicite, blanchiment d’argent et détournement de fonds publics et complicité ».
Au total, le ministre de la Justice, Alphonse Charles Wright, a donné une liste de 188 noms, dont certains sont déjà en prison. Leurs comptes sont gelés, selon la lettre envoyée par le ministre aux procureurs généraux.
« Il est impératif d’ouvrir des enquêtes judiciaires pour clarifier l’origine des fonds de ces différents comptes. » Le ministre a ajouté.

L’ancien chef a été renversé en 2021, par le colonel Mamadi Doumbouya. Depuis lors, il a obtenu plusieurs séjours à l’étranger pour se faire soigner.
Les autorités militaires guinéennes ont annoncé en mai qu’elles poursuivraient l’ancien président Alpha Condé et 26 de ses responsables pour les violences entourant sa candidature à un troisième mandat controversé en 2020.
Le pouvoir judiciaire guinéen avait agi à la suite de l’action de janvier 2022 du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un collectif qui a mené la protestation de plusieurs mois contre le troisième mandat de Condé à partir d’octobre 2019.
Le collectif a depuis été dissous par la junte car ses membres avaient dénoncé la gestion « unilatérale » de la période dite de transition, la prise du pouvoir, et avaient appelé à des manifestations, interdites par les autorités.













