Les Nations Unies ont exprimé leur profonde inquiétude face aux informations faisant état de l’enlèvement de plusieurs proches de l’artiste et figure de l’opposition guinéenne Elie Kamano.
Selon ces informations, des hommes armés auraient fait irruption au domicile du chanteur à Conakry et emmené quatre personnes, dont deux de ses fils, tous deux mineurs.
Le porte-parole du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exhorté les autorités guinéennes à « prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur retour immédiat et en toute sécurité » et à enquêter sur leur disparition.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Kamano, qui vit en exil, a lancé un appel pour que les membres de sa famille soient libérés.
Il a déclaré aux journalistes qu’il tenait le président Mamady Doumbouya pour responsable de cet enlèvement et a accusé les autorités de tenter de le « liquider » pour des raisons politiques. Kamano a demandé à Doumbouya de libérer sa famille « et toutes les autres personnes qui ont été enlevées depuis très longtemps ».
La Guinée est dirigée par une junte militaire depuis septembre 2021, date à laquelle elle a renversé le président Alpha Condé lors d’un coup d’État. Selon l’ONU, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et l’intimidation des voix de l’opposition sont en augmentation.
Le pays organisera en décembre ses premières élections depuis le coup d’État. Au début du mois, la Cour suprême a autorisé Doumbouya à se présenter à la présidence. L’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté et l’ancien ministre Ousmane Kaba ont été écartés pour des raisons techniques.













