L’activiste politique Élie Kamano a révélé ce dimanche matin que ses enfants et son frère avaient été enlevés à son domicile privé à Conakry par un groupe d’hommes armés aux alentours de 4 heures.
Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, Élie Kamano, actuellement en exil au Burkina Faso, accuse directement le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, et son ministre directeur de cabinet, Djiba Djakité, d’être derrière cette opération. Selon lui, l’acte serait une représaille liée à ses critiques contre la gouvernance du Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD).
« Mes enfants n’ont rien à avoir dans la lutte que nous menons », déclare Élie Kamano, dénonçant une attaque contre des innocents pour intimider les opposants politiques. Il interpelle le président Doumbouya et exige le retour immédiat de ses proches : « Si tu ne ramènes pas mes enfants à la maison, tu vas le regretter. »
L’activiste qualifie cet enlèvement de dérive autoritaire et accuse le régime de transformer la Guinée en « État policier », où la répression s’étend jusqu’aux familles des opposants.
Pour l’heure, le gouvernement n’a publié aucune réaction officielle sur cette affaire. Dans un contexte politique tendu, la sécurité des familles des opposants reste un sujet préoccupant pour les citoyens et les organisations de défense des droits humains.
Par Madiba Kaba













